-Comment tu vas? Que je lui demande tout bas. L'amie à côté de moi tient son café à deux mains, lève les épaules, le regard vide. Sa respiration est entrecoupé de frissons.
-J'ai hâte que ce soit fini. Qu'elle me dit.
On est dans un hôpital, quelquepart en 2001 je crois, assis dans un corridore pluôt tranquille, moi qui est habitué aux va et viens des civières, des docteurs, infirmières et gens qui recherche un numéros de local, mais dans ce lieu, tout est voulu ainsi. Mon amie est dans la fin-quarantaine et a su dernièrement qu'elle avait une petite vie dans son ventre.Un souvenir d'une soirée palpitante avec un homme dont elle ne se rappellait même plus le nom.Un bébé. Elle qui fini d'élevé les siens, son plus vieux ayant dix-huit ans. Moi à côté d'elle, je me sens démunie. Je voudrais trouver un mot, quelque chose pour la sécurisée. Qu'est-ce que je fous la vous me dite? Non, c'est pas moi le papa. Je suis juste un ami, un cofident, la boîte à secrêt. Dans ce blog, j'ai peut-être l'air d'avoir une grande gueule, mais en vérité, je suis un solitaire un peu replié sur lui-même. J'ouvre à peu près pas ma gueule, mes muscles vocaux sont à peu près pas dévelloppés de sorte que quand je parle, on dirait que je murmure. La tête, elle fonctionne à plein régime. Pour ma défense, je dirai que je ne parle pas, j'agis.
Pour une personne qui ne me connait pas, j'ai l'air bête et anti-sociale. Quand on m'approche et qu'on apprend à me connaître, je devient alors un pilier sur lequel les gens s'appitoît. Ce qui entre par mes oreilles, très rare que ça ressort par ma bouche, mais le cerveau lui, en boucane une shot. Donc, cette amie est içi avec moi, personne dans son entourage ne le sait, peut-être aura-t-elle un jour le courage d'en parler à quelqu'un d'autre, mais pour le moment, il n'y a qu'elle et moi, la boîte à secrêt.
Dans ce silence, nous ne sommes pas seul: Quatre ou cinq couples sont présents, assis de part et d'autre dans ce silencieux passage, qui poutant n'a rien de lugubre, mais qui l'est quand-même. Nous, nous jaugeons. Je ne me sens pas à ma place du tout(J'ai rien fait moi criss!). Puis une dame dans la vingtaine, au sourire et au visage compatissant, carte d'identitée épinglée à sa chemise, pas une infirmière, je dirais plus une intervenante sociale, nous demande à tous de passé à l'autre salle.
Nous, nous retrouvons tous assis autour d'une grande table et chacun raconte son histoire: Un couple s'étant donné un break sont allé faire des gallipettes chacun leurs bord. Quand ils sont revenus ensemble, la dame s'est retrouvé enceinte sans savoir si le géniteur était son chum ou son autre. Ils ont décidé de ne pas prendre de chance. Une autre est mineure, va encore à l'école ect...La ou ça se complique pour moi, c'est quand j'entend dire d'une que c'est la 3e fois qu'elle se fait avortée et une autre...8 fois...8 fois!
-J'ai des problèmes mentaux. Je ne peus pas élevé d'enfants. S'excuse t-elle
L'image qui me vient dans la tête, c'est la pochette d'un album de mégadeth: YOUTHANASIA, ou l'on voit une mère épinglé des bébés sur une corde à linge. Cette femme-la a 8 bébés sur sa corde, que je me suis dit, sentant la moutarde me monté aux nez en silence. Je n'ai rien contre l'avortement, même si à quelquepart, ça me donne froid dans le dos. On parle de vie içi, mais j'aime mieux qu'une femme vienne ìçi pour passer à l'aspirateur, au lieux qu'elle accouche en secrêt dans sa chambre et que l'on retrouve le bambin dans les vidanges comme ça s'est déja vu. Là ou j'ai un bug, c'est de voir cette femme à son 8e avortement et il parait qu'il y en a que c'est plus encore. Y-a-tu moyen de les supervisées ces "femmes" (pour pas dire autre chose)-la? Y-a-tu moyen de leur faire comprendre que l'avortement c'est pas un moyen de contraception, que c'est juste une chance qu'on leurs donne à une erreure qui pourrait avoir des conséquences dans leurs vies? Le problème c'est que l'avortement au Québec c'est gratuit, donc, comme c'est plate des condons, ben on prendra un rendez-vous à l'hospice plus-tard. En fait, y a rien de gratuit dans le monde, c'est l'état (nous) qui payons pour ces attitudes cinglées.
Il me semble que c'est pas si compliqué que ça à arrangé ce problème-la: Pourquoi on dit pas aux SERIAL MOTHERS qu'à leurs 3e ou 4e avortements, on les opères qu'elle le veulent ou non? Quand elles en voudront des flots, y aura toujours myens de les ré-opérés. Comme-ça elles pourront allé se faire sauté sans problèmes de tombé enceinte. Il y aura quand même les MTS et le SIDA, mais ça, on en reparlera dans un autre article.
Après tous ce bla-bla, mon amie a été invité a passé dans une autre salle où l'on allait s'occupé de son problème. J'ai attendu une demi-heure, une heure à la salle d'attente. Comme je n'était pas le géniteur et que ce moment est quand-même assez intime, mon amie n'a pas voulu que j'assiste...Ça faisait mon affaire. J'avais juste hâte de sortir d'içi, de ce lieux de silence où les murs affichaient des posters du CLSC, montrant des visages compatissants qui avaient l,air de dire que c'était pas si grave que ça, ou exhibait les numéros 1-800-suicide.
Mon amie est revenu, les larmes aux yeux. Je l'ai pris dans mes bras un moment, le temps qu'elle me dise: Ok! Ça va mieux la! Puis nous sommes sorti de cet endroit de fou. Nous sommes allés prendre un café quelque part. Je l'encourageai du mieux que j'ai pu et la convainquis de venir chez moi. Je voulais la garder pour soupé, mais juste de savoir que ma blonde y serait et qu'elle savait, elle eut un mouvement de recul...Peur de se faire jug. malgré le fait que je lui ait dit que cette dernière compatissait avec elle. Mon amie s'est laissé convaincre de venir, mais pour un café seulement.
J'ai perdu contact avec cette amie depuis. Elle est parti travaillé en Ontario, son lieux d'origine. Tout ce que je lui souhaite, c'est qu'elle ait passé par dessus de ce terrible moment et qu'elle soit heureuse aujourd'hui.